matrie
Prononciation et analyses de « matrie » 1 analyse · 0.0 occurrences par million
| lemme | catégorie | analyse | prononciation | fréq. |
|---|---|---|---|---|
| matrie | nom commun | singulier féminin | ma.tʁi |
Formes, analyses, prononciation et fréquences : base LeXiK (B, noyau). Fréquences en occurrences par million de mots (sous-titres) ; la fréquence d'une analyse est la part de cette analyse dans les corpus étiquetés, celle d'un lemme la somme de ses analyses.
Définitions de « matrie » nom commun · féminin
pluriel : matries
Formes de « matrie » 2 : matrie, matries
- matrie ma.tʁi singulier féminin
- matries ma.tʁi[z] pluriel féminin
nom commun · féminin
Étymologie. Du grec ancien μητρὶς, mêtris, de même sens. Platon passe pour être le premier à user du terme dans La République : δουλεύουσαν τὴν πάλαι φίλην μητρίδα τε, Κρῆτές φασι, καὶ πατρίδα, douleuousan tên palai philên mêtrida te, Crêtes phasi, kai patrida (« il leur asservira cette “matrie” chérie, pour parler comme les Crétois, cette patrie »). Il renvoie lui-même cependant, on le voit, à un dicton populaire crétois que Georges Leroux juge « difficile à retracer ».
-
rare
Terre des ancêtres, le pays où l’on est né, la nation dont on fait partie, la société politique dont on est membre.
- Notre-Matrie¹ Europe, chacune en a sa part et tous l’ont tout entière […] 1. Matrie, mot employé par Frédéric Mistral et repris par Jean Poirier pour qualifier la « patrie culturelle ». […] Ces édifices, ensemble, contribueront à faire de l’Europe la « Matrie », génitrice d’une civilisation, et non une terre-propriété (que furent les patries), un bien commun dont tous reconnaîtront l’existence et dans la filiation de laquelle chacun assumera sa part. — Florence Pizzorni, dans Élie Barnavi, Paul Goossens, Les frontières de l’Europe, page...
- Quelle patrie ou « matrie » ? En effet, chez Renée Vivien, cette question de la langue reste indissociable de celle de la patrie ou de la matrie. — Marie-Ange Bartholomot Bessou, L’imaginaire du féminin dans l’œuvre de Renée Vivien,...
- Voici une petite contribution à l’histoire du mot « matrie ». Un des premiers théoriciens du régionalisme, Léon de Berluc-Pérussis, a publié, en 1898 (Forcalquier, Crest), une brochure intitulée : la Patrie et la Matrie. Il y donnait le texte d’un discours prononcé par lui à la félibrée de Voix. S’appuyant sur Plutarque et sur ce que l’abbé Bathélémy rapporte des Crétois, Berluc proposait de désigner par le mot de matrie la province, la région natale, que l’on appelle trop souvent « petite patrie », d’un terme qui semble établir une hiérarchie « entre ces deux patries, l’une naturelle et sentie, l’autre adoptée et voulue, que nous sommes habitués à marier dans une même tendresse ». Matrie est à notre patrie dans le rapport où le grec métrida est au grec patrida. Plus récemment, M. Ch. Beauquier reprenait le mot à la séance d’ouverture du congrès de la Fédération régionaliste française (Chartres, 1913). — Charles-Brun, « La “Matrie” », dans Le Figaro, 18 septembre 1915
4 autres exemples
- La patrie (la matrie, comme disaient si bien les Doriens) est l’amour des amours. Elle nous apparaît dans nos songes comme une jeune mère adorée, ou comme une puissante nourrice qui nous allaite par millions… Faible image ! non-seulement elle nous allaite, mais nous contient en soi : in ea movemur et sumus. — Jules Michelet, Peuple, Nos fils, Ernest Flammarion, 1893-1898 (1ʳᵉ édition 1846), page 238
- MATRIE. s. f. (philol.) Nom qu’on devrait substituer à celui de Patrie, selon Plutarque, parce que les attributs de la terre natale tiennent plus de ceux de la mère que de ceux du père. Il a été employé par quelques écrivains français, qui ont répété cette remarque. — « matrie », dans Louis Barré et Narcisse Landois, Complément du dictionnaire de...
- Les pieds me brûlaient à Paris ; je ne pouvais m’habituer au ciel gris et triste de la France, ma patrie ; qu’aurais-je donc pensé du ciel de la Bretagne, ma matrie, pour parler grec ? Mais là, du moins, il y a des vents de mer ou des calmes : Tumidis albens fluctibus, ou venti posuere. — François-René de Chateaubriand, Mémoires d’outre-tombe, III, chap. xiii
- ³ Pour traduire littéralement, il faudrait dire, Je ne m’en fierais pas même à ma matrie. Ce qui donne lieu à cette espèce de jeu de mot, c’est que les Crétois, au lieu de dire πατρὶς, pour signifier la patrie, disaient μητρὶς, la mère commune, la matrie. Platon, liv. VIII de la République. — Bon-Joseph Dacier, Histoires diverses d’Élien, page 447, 1772, Moutard
- synonymes
- mère patrie, patrie
Traductions
- Anglais
- motherland
- Occitan
- matria
2 autres langues
- Moyen français
- matrie
- Turc
- anavatan
Source : « matrie », Wiktionnaire, section nom commun (CC BY-SA 3.0).
Relations d'autres sources JeuxDeMots, WOLF — au niveau du lemme, sans distinction des lexèmes
- hyperonymes 1
- erreJ
J : JeuxDeMots (rezoJDM, CC0, relations de poids suffisant) ; W : WOLF (WordNet libre du français, CeCILL-C).
Aucune entité Wikidata ne porte ce nom.