religion

NOM — féminin

/ʁəliʒjɔ̃/

Syllabes : ʁə.li.ʒjɔ̃ Orthocode : re.li.gion

Fréquence

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Définitions

  1. 1. Système de représentation du monde et de croyances fondé sur la foi, et consolidé par l’accomplissement de rites dans le cadre d’un culte rendu à une ou plusieurs puissances, souvent célestes.
    Et que se peut refuser la faiblesse humaine, pendant que le monde lui accorde tout ? N’est-ce pas là qu’on apprend à faire servir à l’ambition, à la grandeur, à la politique, et la vertu, et la religion, et le nom de Dieu ?
    La femme de l’orateur ayant mis la tête à la fenêtre, et avisant un homme qui doutait que le pape fût antéchrist, lui répandit sur le chef un plein… O ciel ! à quel excès se porte le zèle de la religion dans les dames !
    L’aumônier répondit : Que sa religion, son état, les bonnes mœurs et l’honnêteté ne lui permettaient pas d’accepter ces offres. Orou répliqua : — Je ne sais ce que c’est que la chose que tu appelles religion ; mais je ne puis qu’en penser mal, puisqu’elle t’empêche de goûter un plaisir innocent, auquel nature, la souveraine maîtresse, nous invite tous ; de donner l’existence à un de tes semblables ; de rendre un service que le père, la mère et les enfants te demandent ; de t’acquitter avec un hôte qui t’a fait un bon accueil, et d’enrichir une nation, en l’accroissant d’un sujet de plus.
  2. 2. religion Culte qu’on rend à la divinité.
    Affichant non sans panache un athéisme militant, il appelle à en finir avec une certaine tolérance envers les religions monothéistes, intrinsèquement intolérantes et pétries de haine.
    La religion antique, chrétienne, hindoue, juive, japonaise, musulmane ; une religion de la nature, païenne, primitive, polythéïste ; une fausse religion, une religion nouvelle.
    La religion dominante; une religion minoritaire, opprimée, persécutée, disparue.
  3. 3. (Sens courant) Doctrine religieuse.
    Les Deux sources de la morale et de la religion est un ouvrage de Bergson (1932).
    Le livre de M. Charles Baudelaire intitulé Les Fleurs du Mal est un défi jeté aux lois qui protègent la religion et la morale. […] À côté de ces pièces et de quelques autres où l’immortalité de l’âme les plus chères croyances du christianisme sont mises à néant, il en est d’autres qui sont l’expression de la lubricité la plus révoltante […]
    […] et, quand M. de Bonald est venu réclamer à la Chambre, en 1816, au nom de la religion catholique redevenue religion de l’État, le rétablissement de l’indissolubilité du mariage, il s’est bien gardé de réclamer en même temps et au même titre le rétablissement de l’éternité des vœux ecclésiastiques.
  4. 4. Foi ; croyance ; piété ; dévotion.
    La religiosité, soit au lieu de la réalité l’apparence, remplace donc la religion au Morvan, du moins d’après quelques écrivains.
    Toute l’histoire de Julie était dans ce cri profond, cri de nature et d’amour auquel les femmes sans religion succombent ; Arthur la saisit et la porta sur le canapé.
  5. 5. (En particulier) Conception particulière de la foi qu’un croyant fidèle à l’Église exprime dans son œuvre.
    La religion de Pascal, de Claudel, de Mauriac, de Bernanos, de Teilhard de Chardin.
    La religion était bonne pour les femmes que ça amusait, les dimanches, et pour les enfants, qui en avaient besoin pour grandir dans le respect des parents. Mais il ne fallait pas que les curés reprennent le dessus, comme au bon vieux temps, et soient les maîtres des eaux et de la terre.
    Une religion qui serait seulement faite de conventions extérieures, d’attitudes et de formes serait sans action sur la conscience et ne changerait rien aux secrets de la vie intime.
  6. 6. Philosophie, principe fondamental assimilable à une religion chez une personne.
    La gratitude est la religion de Montaigne.
  7. 7. (Droit canon) État des personnes s’étant engagées par des vœux solennels à suivre une règle au sein d’un ordre monastique.
    Ce bénédictin a trente ans de religion.
    Mademoiselle X., en religion sœur sainte Geneviève, sœur Angèle.
  8. 8. vieilli Ordre de Malte.
    Ce chevalier avait servi tant d’années la religion. — Les galères de la religion.
  9. 9. Scrupule, obligation rigoureuse qu’on s’impose, respect de règles presque sacrées.
    Si tu veux être un homme remarquable, il faut faire de ta parole une seconde religion, et y tenir comme à ton honneur.
    Les jeunes avaient grandi à l’école, entretenus dans ces souvenirs, nourris de littérature patriotique, élevés dans la religion de la guerre.
    Si l’orthographe est devenue une religion, Monsieur P. passe à coup sûr auprès des téléspectateurs pour en être le grand-prêtre.
  10. 10. Fondement, matière à penser.
    Quand je la reverrai et que nous ne serons pas seuls, sera-t-elle complice ou lointaine ? Je reviendrai ce soir, je chercherai dans ses yeux une religion. »

Étymologie

Du latin religio lui-même d’origine incertaine. Gaffiot le rattache à relego, relegěre (« rassembler de nouveau, recueillir de nouveau »), à la suite de Cicéron, avec le sens de « religion, scrupule religieux ». D’autres auteurs anciens rattachent religio à religo, religāre (« lier, attacher »).

Formes fléchies

Forme Phonétique Traits Syllabes Orthocode
religion /ʁəliʒjɔ̃/ commun, feminin, singulier ʁə.li.ʒjɔ̃ re.li.gion
religions /ʁəliʒjɔ̃/ commun, feminin, pluriel ʁə.li.ʒjɔ̃ re.li.gions°

Entités liées (305)

Nom Relation Type Notoriété Popularité
Stup Religion Nom de famille Oeuvre 1 4.3
Système de la Religion Mouhammédane Lié Oeuvre 1 0.4
Théories Sur la Religion de Barack Obama Lié Concept 7 3.1
Transgenre et Religion Nom de famille Concept 11 11.7
True Religion Nom de famille Organisation 5 0.0