NOM — masculin
/ʁɛnaʒ/
Syllabes : ʁɛ.naʒ
Orthocode : rei.nage
Définitions
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1.
Fête paroissiale annuelle où l'on nommait un roi et une reine. Parfois ces titres étaient mis aux enchères.
C’est le jour du Reinage. On appelle ainsi la fête du village ; on choisit un roi, une reine. Ils arrivent couverts de rubans. Des rubans au chapeau du roi, des rubans au chapeau de la reine. Ils sont à cheval tous deux, et suivis des beaux gars du pays, des fils de fermiers, qui ont rempli leurs bourses ce jour-là, pour faire des cadeaux aux filles. On tire des coups de fusil, on crie hourrah ! on caracole devant la mairie, qui a l’air d’avoir un drapeau vert : c’est une branche d’un grand arbre. Les gendarmes sont en grand uniforme, le fusil en bandoulière, et mon oncle dit qu’ils ont leurs gibernes pleines ; ils sont pâles, et pas un ne sait si, le soir, il n’aura pas la tête fendue ou les côtes brisées.Le reinage consistait à attribuer les titres de Roi et Reine à deux paroissiens, à l'occasion de la fête patronale, voire plusieurs fois dans l'année lors de la fête de saints particulièrement honorés.À ceux qui ont été ci dessus il faudrait associer également : ducasse, kermesse, pardon, troménie, roumérage, reinage, etc. Toutes ces désignations sont plus ou moins linguistiquement « motivées » par le type de fête (religieuse, paroissiale, communale, profane et ludique).
Étymologie
De reine.
Formes fléchies
| Forme | Phonétique | Traits | Syllabes | Orthocode |
|---|---|---|---|---|
| reinage | /ʁɛnaʒ/ | commun, masculin, singulier | ʁɛ.naʒ | rei.nage |