koan
« koan » comme forme 2 analyses · 0.0 occurrences par million
| lemme | catégorie | analyse | prononciation | fréq. |
|---|---|---|---|---|
| koan | nom commun | pluriel masculin | ko.an | |
| koan | nom commun | singulier masculin | ko.an |
Homophones : Cohan, choanes, Kohane
Formes, analyses, prononciation et fréquences : base LeXiK (C, noyau). Fréquences en occurrences par million de mots (sous-titres) ; la fréquence d'une analyse est la part de cette analyse dans les corpus étiquetés, celle d'un lemme la somme de ses analyses.
koan nom commun · masculin · fréq. 0.0
pluriel : koans
2 formes koan, koans
- koan ko.an pluriel masculin ; singulier masculin
- koans ko.an[z] pluriel masculin
nom commun · masculin
Étymologie. Du japonais 公案, kōan, lui-même issu du chinois classique 公案 (« cas public »), utilisé dans le bouddhisme chan (song en coréen, thiền en vietnamien ou zen en japonais), il s'agit de la table (案, constitué du caractère paix sur le caractère bois) de cour publique (公) utilisée par le juge.
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bouddhisme
Question ou énigme absurde et aporétique posée par un maître zen à un disciple, destinée à le faire progresser sur la voie de l’éveil en l’obligeant à délaisser le raisonnement et toute considération intellectuelle.
- Pour notre ami Dick, c’est la Corée. Quand il n’en peut vraiment plus du formalisme du monastère où il s’échine à méditer depuis quatre ans, quand les koans (devinettes ou énigmes proposées aux novices) le laissent à quia, quand les brimades de son Roshi (maître) qui sont le quotidien de l’apprenti zenniste lui font enfler les oreilles et quand le ton de nez des érudits japonais qu’il fréquente lui porte au foie, il va faire en Corée provision d’insolence, de primesaut et de fraîcheur. — Nicolas Bouvier, Journal d’Aran et d’autres lieux, Éditions Payot, 1990, réédition...
- Dans la culture japonaise zen, le koan est une phrase paradoxale, destinée à nous faire réaliser les limites de notre logique. Elle semble absurde, pourtant elle va nous contraindre à une gymnastique nouvelle. Son but est de nous éveiller à une autre perception de la réalité. — Bernard Werber, L'Encyclopédie du savoir relatif et absolu : Livres I à XI et...
- Avec le verbe « naître » pour fondement, la Nature « travaille » à notre insu. « La montagne bleue marche constamment ; la femme de pierre enfante dans la nuit », tel est le kôan du moine chinois Fuyô Dôkai (1043-1118) que maître Dôgeb commente dans « Le Sûtra de la montagne et de l’eau ». Si la Nature déploie sa fécondité inouïe au cœur de ce Présent tel quel, c’est grâce à son « travail » effectué nuit et jour, mais invisible à l’œil nu. Le fruit de ce « travail » imperceptible à nos yeux ne devient perceptible que soudainement, comme si « la femme de pierre enfantait dans la nuit », et cela avec notre étonnement et notre émerveillement. — Yoko Orimo, Comme la lune au milieu de l’eau, Éditions Sully, collection Le Prunier,...
2 autres exemples
- Ces formulations me plongent dans la perplexité, et pourtant, sous leurs allures de haïku ou de koan, j’y perçois un je-ne-sais-quoi d’étrangement familier. — Lydia Flem, Paris fantasme, Seuil, Paris, 2021
- “Que devient le blanc de la neige quand elle fond au printemps ?” est un exemple de koan.
Traductions
- Espéranto
- koano
Source : « koan », Wiktionnaire, section nom commun (CC BY-SA 3.0).
Relations d'autres sources JeuxDeMots, WOLF — au niveau du lemme, sans distinction des lexèmes
- hyperonymes 1
- jeuJ
J : JeuxDeMots (rezoJDM, relations de poids suffisant) ; W : WOLF (WordNet libre du français, CeCILL-C).
Aucune entité Wikidata ne porte ce nom.
